Chrysalide

 

CHRYSALIDE

 

Sculpture en terre cuite en 2 parties

 

Chrysalide : argile grise patinée

 

Papillon : argile Terra cota claire, patinée

 

Technique : modelage 

 

Taille :   44 cm diamètre,16 cm hauteur, 16  cm profondeur

 

 Démarche artistique :

 

Chrysalide

Dans un premier temps, j’ai modelé une créature hybride mi-humaine mi-chrysalide, avec des traits enfantins, endormie et lovée sur elle même.

 Le bas de son corps rappelle vaguement celui de la chenille.

 Sa couleur rappellecelle de l’écorce de bois

 Son voile représente la virginité, l’innocence. Cette sculpture représente la fin de l’enfance, et la mutation au sein du cocon, la famille.

 

 

 

ChrysalideDans la deuxième partie de la sculpture, j’ai faconné une deuxième créature mi-humaine, mi-papillon qui sort de la première.

 

Les formes ne  sont celles plus d’une enfant  mais d’une jeune fille pubère. Les hanches, les fesses, les seins sont développés. De plus elle est sexuée.

 

Les ailes de papillon qui se déploient, rappellent la chrysalide dont elle sort, mais la surface plumeuse extérieure des ailes, symbolise l’oiseau qui quitte le nid pour découvrir le monde extérieur

 Le papillon a les yeux grands ouverts, vers le haut à droite, symbole de pensées vers l’avenir. La chrysalide est tournée vers la gauche, symbole du passé.

 Les fissures sont involontaires mais appropriées, car l’Etre humain n’est pas parfait, il a ses failles.

 La transformation est terminée, Cet être va bientôt quitter son ancienne enveloppe, son cocon, pour prendre son envol.

 

 IMPERMANENCE

Tout en explorant le même thème que La femme Bouton : l’adolescence, cette œuvre marque une évolution, dans le sens où la transformation est sur le point d’aboutir. L’Être humain quitte l’enfance, le cocon familial, avec tout ce qui l’a construit depuis l’enfance, mais remanié, sous une forme adulte, suffisamment physiquement et psychologiquement autonome pour partir découvrir seul le monde extérieur,  vivre sa sexualité et  procréer à son tour.

 C’est la fin de l’adolescence, cette phase critique de l’évolution de l’être humain, caractéristique pour moi de l'impermanence de l'Être.